| Le
combat
Après avoir goûté la Loroyse
seule, j'ai pensé "tiens, çà me rappelle
le Leffe Triple, faudra faire un combat". Voilà, on
y est, que le match commence.
Côté robe, l'avantage est pour la Loroyse,
même si ce critère n'entre pas en jeu pour la désignation
de la gagnante. Elle est blonde à reflets orangés
soutenus du plus bel effet et légèrement voilée.
La Leffe est plus conventionnelle, parée de blond doré
soutenu, plus clair que sa rivale mais aussi plus voilé (trouble).
La mousse de la Loroyse est moyennement abondante
et moyennement persistante tandis que celle de la Leffe est très
abondante, et accrocheuse au verre.
La Française a un nez fruité avec
une présence alcoolique marquée. Il en ressort une
impression de liqueur de pomme ou de poire. La Leffe fait plus dans
la finesse et dévoile des odeurs d'abord épicées
qui évoluent vers un bouquet (odeurs florales) d'œillet
net.
En bouche, la Loroyse est puissante, ronde et onctueuse
alors que la Leffe, pourtant légèrement plus alcoolisée
est douce et légèrement ronde.
Le final de la Lorraine est plutôt houblonné
mais dominé par une présence alcoolique tandis que
la Belge est épicée puis florale avec toujours des
arômes marqués d'œillet et une légère
amertume.
La présence alcoolique un peu écrasante
de la Française ne joue pas en sa faveur face à une
Leffe Triple aux arômes complexes et puissants.
Vainqueur
: la Leffe Triple
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