| Le
combat
Comme
d'habitude, ce combat d'ambrées débute par une comparaison
des robes. Ambrées troubles quasi identiques pour la Bête
des Vosges et l'Amparo, alors que la Grande rivière est plus
claire.
Côté
mousse, elle est peu abondante et peu persistante pour les trois
protagonistes, à fines bulles pour la Rouget de Lisle, à
grosses bulles pour les deux autres.
Au
nez, la Grande rivière, avec ses arômes de pain d'épice
est plus discrète que la Bête des Vosges, très
parfumée (fruitée, fumée avec des notes de
cancoillotte luxembourgeoise). L'Amparo quand à elle vient
s'intercaler entre ses rivales avec un nez très original
sucré et caramélisé avec des pointes de persil.
En
bouche, la Rouget de Lisle s'avère décevante par manque
de caractère. Ses arômes de pain d'épices manquent
de générosité, y compris au final.
La
Bête des Vosges est exceptionnelle de force, assez ronde,
mais avec une présence alcoolique marquée, persistante
au final, par-dessus des notes de banane sucrée.
L'Amparo
est classique en bouche avec ses arômes de caramel dur. Son
final dévoile encore des notes de persil originales mais
un peu légères face à la puissance de la "Bête".
La
Bête des Vosges s'impose sans problème dans ce combat
d'ambrées de l'Est. Très intéressante aromatiquement
parlant, elle souffre cependant d'une présence alcoolique
un peu trop marquée à mon goût.
Egalité
entre Bête des Vosges |